Université d’automne des fédéralistes

Chers amis,

Voici une invitation pour un séminaire fédéraliste à Lyon, auquel participera Paul Frix, en sa qualité de vice-président de l’UEF-Belgique:


Samedi 15 octobre 2011

Ecole de Commerce européenne de Lyon (groupe INSEEC)

22, rue Royale à Lyon 1er

(Métro Hôtel de ville ou Croix Paquet)

« SOLIDARITE ET INTEGRATION :

de nouvelles étapes pour l’Europe ? »

9 h 30 : accueil des participants, remise des dossiers

10 h 00: introduction  des travaux de la journée

« Les leçons de la crise ! »

Par Alain REGUILLON, président de l’UEF-Rhône-Alpes

10 h 30 : table ronde : Du marché unique à la solidarité : le défi social se pose-t-il à l’Europe ?

Intervenants : Sylvie GUILLAUME, députée européenne (S&D), Christian JUYAUX, secrétaire général adjoint de la CFDT Rhône-Alpes, Catherine VIEILLEDENT, présidente Groupe Europe à Bruxelles, Alain MALEGARIE, Vice-président de la Maison de l’Europe et des Européens Lyon/Rhône-Alpes, ancien directeur de l’Institut de l’Euro

Modérateur : David CORTIER, président du Mouvement européen Lyon-Rhône

11 h 30 : débat avec les participants

12 h 30: déjeuner libre

14 h 30 : ouverture des travaux de l’après-midi par Jean Francis BILLION, secrétaire général de presse fédéraliste, vice-président de l’UEF-France, membre du comité directeur de l’UEF Europe

14 h 45 : Table ronde : face à la paralysie européenne devant les défis planétaires : une avant-garde fédérale ?

Intervenants : un député européen*, Massimo MALCOVATI, vice-président du MFE-Italie, Paul FRIX, vice-président de l’UEF Belgique, Jean-Guy GIRAUD, président de l’UEF-France, ancien directeur du bureau d’information du Parlement européen à Paris, Michel MORIN président de la Maison de l’Europe et des Européens de Lyon/Rhône-Alpes

Modérateur : François COUTIN, secrétaire général de l’UEF-Rhône-Alpes

15 h 45: débat avec les participants

17 h 00 : conclusion des travaux par le président de l’UEF-RA

Partenaires : Presse fédéraliste, Mouvement européen du Rhône, Groupe Europe de l’ Union féminine civique et sociale, Europe et mondialisation, Maison de l’Europe et des Européens Lyon/Rhône-Alpes, Union européenne des fédéralistes France, Mouvement européen fédéraliste Italie, Groupe Europe à Bruxelles, Union européennes des fédéralistes Belgique, CFDT, Parti fédéraliste, Groupe Europe d’ATTAC Rhône.

· Lire les descriptifs des tables rondes :

Table ronde : du marché unique à la solidarité : le défi social se pose-t-il à l’Europe ?

Questionnement : le marché intérieur, la monnaie européenne et le pacte de compétitivité peuvent-ils suffire à renforcer la solidarité entre les Européens ? Peuvent-ils suffire à relever le défi social que pose la crise ? Peuvent-ils suffire à favoriser la mise en œuvre de politiques communes dans des domaines aussi essentiels que l’industrie, la recherche et la formation, socle indispensable à la création d’emplois ?

Ces interrogations pourraient être complétées par bien d’autres, tant sont nombreux les domaines où le manque d’Europe empêche l’Union de se positionner comme un partenaire fiable sur la scène internationale.

L’industrialisation de l’Union et le développement d’une politique sociale équitable sont cependant de nature à redonner confiance aux citoyens ; à leur faire prendre conscience que l’Europe peut-être généreuse et source de bien être autant que de prospérité.

Si les Européens ne se réconcilient par avec l’Europe, alors s’en est fait de l’Union et de sa finalité fédérale.

L’enjeu de la réflexion autour de cette table ronde n’est pas de répondre à tout dans le détail, mais de fixer des pistes qui permettent de savoir si l’Union européenne peut ou non dépasser le simple cadre d’un marché  en proposant un volet social renforçant les solidarités aujourd’hui essentiellement exprimées à travers la politique de cohésion économique, sociale et territoriale ?

Table ronde : face à la paralysie européenne devant les défis planétaires : une avant-garde fédérale ?

Questionnement : Réconcilier les Européens avec l’Europe doit aller de paire avec une vision plus claire de son fonctionnement.

Sans parler de frontières, il faut se poser la question du nombre d’Etats, de leur disparité et des difficultés d’avancer tous de la même manière, au même rythme.

L’Union à Vingt-sept ne permet plus de prendre des positions communes qui vont dans le sens de l’intégration. Les disparités sociales, fiscales et économiques n’aident pas à trouver les solutions de bons sens qui renforceraient la solidarité.

L’émergence du Conseil européen dans le dispositif institutionnel de l’Union éclipse de plus en plus la méthode communautaire au profit de décisions intergouvernementales qui échappent largement au contrôle démocratique du Parlement européen. Quant à la Commission européenne, pourtant garante du respect des traités et disposant, en théorie, du droit d’initiative, elle est de plus en plus confinée dans un rôle de supplétif des Chefs d’Etats et de gouvernement.

Pendant ce temps, le monde bouge toujours plus vite. Les pays émergents, souvent de taille continentale, deviennent des acteurs de poids avec qui il faut désormais compter. Quant aux pays d’Afrique, du Proche et du Moyen Orient, ils s’ouvrent toujours plus à la démocratie et à la jouissance des libertés élémentaires qu’édictent les droits de l’Homme. Il faudrait aussi ajouter tous les défis climatiques et environnementaux, les crises sanitaires, les catastrophes naturelles et autres actions belligérantes, au premier rang desquelles le terrorisme.

Face à tous ces mouvements, que fait l’Europe ? Que dit l’Europe ? Que représente encore l’Europe des Vingt-sept ?

Autant de questions que les évènements du printemps dans les pays arabes, que la régulation au sein du G20 ou que le poids de la Chine, laissent sans réponse tant la division des Vingt-sept est grande ! Tant le fonctionnement de l’Union est gangréné par l’impertinence de pays jaloux de leur gloire passée pour quelques « grands » ou craignant d’être sous la tutelle d’un concert de « grandes nations » pour les plus petits !

Alors est-il encore raisonnable de vouloir jouer dans la cour des grands si l’on n’est pas en capacité de se poser en partenaires de poids dans le monde ? Et peut-on envisager cette « puissance » à Vingt-sept ? Ne serait-il pas temps de mettre en place cette Fédération souhaitée par Monnet et Schuman dès la Déclaration du 9 mais 1950 ? Et si cela se peut, la zone euro peut-elle être cette avant-garde ?

Voici ce à quoi nos invités à cette deuxième table ronde sont appelés à répondre, là encore pour éclairer notre réflexion et préparer l’avenir.

Je ne pense pas qu’un PV de non-conciliation ait été dressé ou s’il l’a été, qu’il m’ait été communiqué.

September 29, 2011   Posted in: News UEF

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