| Fernand HERMAN |
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![]() Chronique de la vie politique, économique et sociale européenne (1990-2004) A côté de son activité politique en tant que député européen puis ancien député, fédéraliste, profondément impliqué dans la construction européenne, Fernand Herman a eu, pendant près de quinze années, une activité de chroniqueur de la vie politique, économique et sociale de l'Europe. A la demande de José Desmarets, vice-président honoraire de la Chambre des Représentants et ancien vice-premier ministre de Belgique, il entreprend, en décembre 1990, chaque vendredi, l'écriture d'articles destinés à la Tribune libre du journal "Le Courrier de la Bourse et de la Banque". Au total, ce sont près de 600 articles donnant des avis nuancés, argumentés, charpentés, qu'il rédigera jusqu'en juin 2004. Certains articles sont spécifiquement consacrés à la Belgique qu'il connaissait bien ayant été ministre des affaires économiques dans les gouvernements Tindemans II et Tindemans III entre 1975 et 1977. Ils traitent particulièrement des difficultés économiques et sociales, de la complexité institutionnelle du pays mais aussi des affaires qui l'ont secoué. Néanmoins, la plupart des articles concerne les questions européennes. La politique économique et financière d'abord, - Fernand Herman a été un membre assidu de la Commission des Affaires économiques et monétaires pendant des années et le journal concerné était essentiellement lu par des économistes et des financiers -, mais aussi la politique agricole, les affaires extérieures (éclatement de l'URSS, guerres du Golfe, guerre en Yougoslavie, relations Europe/USA, etc), les défis lancés par les nouvelles technologies, les sources énergétiques et l'environnement, le monde du football, tout intéressait Fernand Herman. À de nombreuses reprises, dans le courant des années '90, jusqu'à l'avènement de l'euro, il plaide pour la création d'une véritable union monétaire européenne, pour une simplification et pour un meilleur fonctionnement des institutions européennes qui passent par un renforcement des pouvoirs du Parlement, mais il est aussi taraudé par la guerre en Yougoslavie, par la misère de l'Afrique, où il a travaillé dans sa jeunesse. Durant les dernières années, la construction européenne elle-même, les travaux de la Convention, le Traité constitutionnel, l'adaptation des institutions ont été pour lui un sujet de préoccupation. Mais c'est dès octobre 1993 que, préparant son rapport pour la Commission des Affaires institutionnelles du Parlement, il publie ses deux articles sur "Une Constitution pour l'Europe". Ses derniers papiers ont été dédiés, non plus au Courrier de la Bourse, mais à l'UEF, Union des Fédéralistes européens, une association qu'il a présidée, qu'il a portée et qui défendait ses propres conceptions d'une Europe plus unie, d'une Europe rassembleuse des peuples. Outre un hommage à ce grand Européen, ce livre représente une chronique éclairée de notre histoire contemporaine par un observateur fin, bien documenté mais aussi par un homme d'action. Le talent de pédagogue de Fernand Herman lui faisait rendre lumineuses pour le lecteur des questions extrêmement complexes. Il est ainsi piquant de comparer les textes et les exposés des motifs de ses principaux rapports au Parlement européen et les articles qu'il écrivait concomitamment pour le journal. Sa clairvoyance était souvent prémonitoire et la plupart de ces articles ont gardé toute leur actualité, toute leur fraîcheur. Fernand Herman ne le cédait jamais à la facilité et avait envers les autres la même exigence. Il critique la facilité, les solutions simplistes, la démagogie. Il réclame aux gouvernants le réalisme, le courage, la volonté de défendre des mesures nécessaires même quand elles sont impopulaires. Homme de courage, d'éthique, de convictions, c'est toute sa personnalité qui ressort de ces articles. Commandez aussi le livre Europa Patria Mea , édité en mémoire de Fernand Herman.
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